Historique
de l'Union des Mutilés, Réformés et Anciens Combattants de l'Oise
L’U.M.R.A.C. a été fondée en 1919 à l'initiative de quelques hommes blessés de guerre qui parcoururent le Département et firent naître les Sections Cantonales et les Croupes Communaux, pierres angulaires de l 'Association.
Parmi ces apôtres de la première heure figure Aubert Justin président fondateur qui occupera cette fonction jusqu'en 1924, il sera remplacé par René Ferret que la souffrance, consécutive à ses blessures, n’arrête pas dans son action. Malheureusement, la mort l'emporte en 1926 et ses camarades reconnaissants lui décernent également le titre de Président Fondateur. En 1926 après avoir été secrétaire général puis vice-président, Frédéric Petit est nommé Président, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1947, laissant un Groupement vivant qu'il a marqué de son sceau personnel.
Les buts de I'U.M.R.A.C désignée plus généralement sous le nom d'Union ont, de tous temps, été
de maintenir la solidarité née dans les tranchées,
d'aider les membres moralement et matériellement,
d'entretenir le culte des morts.
De là est née. dès le début. la création d'un atelier des aveugles et voulant faire plus pour ceux que la guerre avait durement éprouvés elle lança l'idée d'une “Maison du Mutilé “ qui recueillit l'adhésion des Pouvoirs Publics. Mais le manque de fonds n'en permit pas la réalisation et l'idée sera reprise sous une autre forme en 1925.
Le Conseil d'Administration, en effet, jugeant qu'il serait utile de faciliter à nos camarades l'accession à la petite propriété créa la Caisse de prêts Immobiliers avec les fonds disponibles qui avaient été recueillis pour la « Maison du Mutilé Ainsi fût il possible d'octroyer aux emprunteurs des avances, à Intérêt minime, pour leur permettre de faire l'appoint exigé par les Sociétés d'Habitation fondées en application de la loi Loucheur-Ribot ou encore pour réparer leur maison ou en acheter une.
Entre temps, I'U.M.R.A.C. par ses délégués aidait à la création d'un super-groupement, “La Semaine du Combattant“ qui réunissait un certain nombre d' Associations départementales dans le but d'opposer l'esprit provincial à l'esprit de Paris.
Elle collaborait au fonctionnement de l'Office Départemental des Mutilés, organisme d' Etat. au sein duquel elle gardait la majorité par le nombre de ses délégués élus.
L'aide matérielle que I'Union apportait à ses membres sous la forme de secours, se complétait d'une aide morale par ses interventions multiples dans les diverses administrations et par la défense des Mutilés devant le Tribunal des Pensions. Cette dernière forme d'aide eut ceci de particulier qu'elle fut toujours gratuite, que ce soit avec M Largillière ou. après sa mort, avec M Coulon.
En 1927 1'IJ.M.R.A.C. est reconnue par décret Association d'utilité publique.
Lorsque l'Etat, en 1928, décide d'accorder des subventions pouvant aller de 25 à 40 % à tous les A. C. titulaires de la Médaille Interalliée, qui, par des versements périodiques voudront se constituer une retraite, un Administrateur de l’UMRAC Cossin, se met à la disposition des membres désireux de profiter de ces avantages, jusqu'au jour où se créent les Sections de la France-Mutualiste.
Dès le début de sa création, l'Union avait ressenti la nécessité d’une liaison périodique avec ses membres répartis dans tout le Département et elle avait édité un bulletin qui paraissait tous les mois. Ses effectifs croissant et les questions concernant le monde des Mutilés et Combattants se développant. elle abandonna le format du bulletin et adopta celui du quotidien en usage dans la presse. Ce fut le journal l'Oise Combattante qui tirait en 1928 16.000 exemplaires pour atteindre 18 et 20.000 après 1930 année qui vit paraitre le décret instituant la Retraite du Combattant.
Ses Assemblées Générales, tenues chaque année, prirent elles-mêmes une plus grande envergure en ouvrant, la veille, les séances de Commissions au sein desquelles les délégués des Sections discutaient des questions à l'ordre du Jour. Certaines de ces manifestations ont réellement marqué dans les annales de I'U.M.R.A.C., soit par l'éclat des fêtes qui les accompagnèrent. soit par les discours retentissants d'orateurs comme Me Bloch et M' Kalb qui pronostiquèrent avec maîtrise les événements qui devaient suivre.
En 1933, un referendum donne une majorité de “oui “ pour la création de Colonies de Vacances et en 1934 un contingent de 60 enfants profite d'un séjour d'un mois l'île d'Oléron.
En 1935 et jusqu'en 1939 inclus, ce sont 100 enfants qui, chaque année. font une véritable cure en même temps qu’un beau voyage à l'île d'Oléron.
En 1936. le Conseil d'Administration décide de l'achat d'un immeuble où les Services de l'Association puissent s'installer plus au large et qui offre en même temps aux membres une salle de réunion vaste et agréable. Le choix se porte sur une maison Sise au 9, place du Théâtre, et c'est là qu'est fixé le siège de I'U.M.R.A.C. dès le mois de novembre 1937.
Pour répondre au désir formulé à diverses reprises par les délégués d'avoir au sein de l'Union un organisme de Mutualité, une étude est entreprise par le Docteur Baranger qui, après avoir abandonné les diverses formes de Mutuelle-Maladie offrant peu d'intérêt, est conduit à faire admettre par le Conseil d'Administration la création d'une Caisse Chirurgicale qui en novembre 1938 recueille ses premiers adhérents. En 1943 elle s'intègre dans la Fédération Nationale des Caisses Chirurgicales et les services qu'elle a vendus sont de plus en plus Importants au fur et à mesure des progrès de la chirurgie qui entraînent fatalement l'accroissement des dépenses.
Une Assemblée Générale de 1953 a voté les statuts d'une Mutuelle Familiale pour la maladie et le départ ne dépend plus que du nombre d'adhérents minimum pour permettre la mise en marche.
Tel est le bilan de I'U.M.RA.C. après 34 ans d'existence et il appartiendra aux jeunes de venir prendre la suite et en donnant à ses diverses oeuvres plus d'ampleur, de répondre aux besoins de tous ceux qui lui font confiance.
Par suite des événements de guerre, la « Maison du Combattant » fût entièrement détruite en Juin 1940.
Elle est maintenant reconstruite et l'Assemblée Générale de I'UNION tenue à Beauvais le 23 Mai 1954 concrétisera la réinstallation définitive des Services administratifs dans les lieux.
Beauvais, Mai 1954.
PRESIDENTS DE L'UMRAC DEPUIS SA CREATION






